Place des Extra-terrestres
5e arrondissement, porte d'immeuble 3, place du Change
Ce n'est ni une illusion d'optique ni la conséquence d'un fâcheux excès de beaujolais : la porte de l'immeuble du XVème siècle lové dans un coin de la place du Change est de fait étrangement inclinée ; tout comme son tympan grillagé. Un glissement de terrain sans doute, encore qu'autrefois les lyonnais auraient pu y voir la conséquence d'un événement extraordinaire, justement survenu place du Change, à savoir ni plus ni moins que la venue d'extra-terrestres !
A en croire de vieilles chroniques locales, sous le règne de l'empereur Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, c'est-à-dire au début du IXème siècle, on vit atterrir là une sorte de char volant. En descendirent trois hommes et une femme, fort mal reçus par une population voyant en eux des sorciers ou des magiciens venus jeter le désordre et la famine en "lyonnois"'. On les garrotta et on les emmena prestement chez l'évêque, le sage Agobard, un homme érudit et savant, qui examina le cas, n'y trouva point malice et fit relâcher les inconnus. Lesquels disparurent sans demander leur reste. Depuis, l'on n'a plus signalé pareil atterrissage en ce lieu.
photo : Jacky Créneau 06 octobre 2007
OVNI et extra-terrestre à LYON en l'an 840
Se texte à été écrit par l'archevêque de Lyon, Agobard en l'an 840. Il fait état de quatres personnes, venat d'un endroit appelé Magonia, en bateaux qui naviguent dans les nuages. On trouve sur internet bien des sites se référent à cet incident, mais avec des dérives extraordinaire sur la traduction comme des aliens a large tête, oreilles pointues et yeux proéminants, qu'ils sont descendus du ciel, etc. ou comme ce genre de jolie passage:
« Il est rapporté qu'Agobard, évêque de Lyon, réussit à sauver du bûcher trois hommes et une femme, descendus d'une nacelle aérienne, prétendant être de retour sur Terre après avoir été enlevés par des êtres célestes qui leur auraient montré des merveilles. »
— Le phénomène OVNI, rapport du Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux - CNES, p. 57
Point de tous cela mais juste une intérogation sur la description de l'archêque sur leurs moyen de transport:
.... d'où les bateaux naviguent dans les nuages .... A quoi ce réfère l'évêque. Nous parle t'il de ''Vaisseau spaciaux, de bouclier volant.
"Nous avons vu et entendu beaucoup d'hommes plongés dans une telle grande stupidité, tombés dans de telles profondeurs de folie, qu'ils croyaient qu'il y a une certaine région, qu'ils appellent Magonia, d'où les bateaux naviguent dans les nuages, afin de porter de nouveau dans notre région ces fruits de la terre qui sont détruits par la grêle et les tempêtes; et des marins versent des récompenses à ces magiciens de l'orage (tempestarii), et reçoivent en retour du maïs et d'autre produits.
"Parmi le nombre de ceux dont la folie aveugle était assez profonde pour leur permettre de croire ces choses possibles, j'ai vu plusieurs exhibitions dans un certain attroupement de gens, quatre personnes étant dans les liens - trois hommes et une femme - qui ont dit qu'ils sont tombés d'un tel vaisseau, après les avoir maintenues pendant quelques jours en captivité, elles avaient été présentées devant la foule assemblée, comme je l'ai dit, en ma présence, pour les lapider Mais la vérité a fini par triompher."
De la grêle et du tonnerre
Le traducteur anonyme de l'oeuvre intitulée De Grandine et Tonitruis ("De la grêle et du tonnerre") de Saint Agobard que l'on décrira comme un des prélats les plus célèbres et les plus savants du 9ème siècle mourra en 840, laissant un récit intéressant d'un incident particulièrement significatif :
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Traduction
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Nous avons cependant vu et entendu beaucoup d'hommes plongés dans une si grande stupidité, noyés dans de telles profondeurs de folie, qu'ils croient qu'il existe une certaine région, qu'ils appelent Magonie, où des bateaux voguent dans les nuages pour emporter dans ce lieu les fruits de la terre qu'ont détruits la grêle et les tempêtes; les marins payant des gratifications aux sorciers de l'orage et recevant eux-mêmes du blé et d'autres produits.
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Parmi ces gens dont la folie aveugle était assez profonde pour leur permettre de croire ces choses possibles, j'en ai vu quelques-uns extirpant d'une assemblée 4 personnes garrottées — 3 hommes et 1 femme qui, prétendaient-ils, étaient tombés de ces navires; après les avoir gardés en captivité, il les avaient amenés devant cette multitude comme nous l'avons dit, en notre présence, afin qu'ils soient lapidés, mais la vérité à prévalu.
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Agobard avait fait lui-même une enquête, et avait découvert que les nombreuses personnes qui avaient disparu à cette époque du Moyen Age, et avaient réapparu, prétendaient avoir visité un pays qu'elles appelaient la Magonie.
Plus tard, l'Abbé Mautfaucon de Villars (1635-1665) reprendra l'histoire sur le thême de l'enlèvement par les Sylphes dans Le Comte de Gabalis (1670). L'histoire ainsi modifiée sera reprise par Jacob Grimm (vers 1820), puis entra dans la casuistique ufologique sans doute par l'intermédiaire de W. Raymond Drake dans son article de 1964 Spacemen of the Middle Ages. Jacques Vallée popularisera ensuite cette version remaniée par Montfaucon de Villars :
Un jour — entre autres par exemple — il arriva qu'à Lyon on vit descendre de ces nacelles aériennes 3 hommes et 1 femme. La cité tout entière se rassembla autour d'eux, criant qu'ils étaient des magiciens envoyés par Grimaldus, duc de Berreventum, l'ennemi de Charlemagne, pour détruire les moissons françaises. En vain, les 4 innocents se défendirent en disant qu'ils étaient des leurs et avaient été emportés peu de temps auparavant par des hommes extraordinaires qui leur avaient montré des merveilles dont on n'a jamais entendu parler, et ils avaient désiré leur faire eux-mêmes le récit de ce qu'ils avaient vu.
La populace déchaînée ne tint aucun compte de leur défense et était sur le point de les jeter dans le feu quand le valeureux Agobard, évêque de Lyon, qui ayant été moine dans cette ville, avait acquis une autorité considérable, alerté par le bruit, arriva en courant, et après avoir entendu les accusations des gens et la défense des accusés, déclara gravement que les uns et les autres étaient dans l'erreur, qu'il n'était pas vrai que ces hommes étaient tombés du ciel, et que ce qu'ils disaient avoir vu était impossible. Les gens crurent en la parole de leur bon père Agobard plus qu'en leur propres yeux, ils s'apaisèrent, remirent en liberté les 4 ambassadeurs des Sylphes, et reçurent, émerveillés, le livre qu'Agobard écrivit pour confirmer le jugement qu'il avait prononcé. Ainsi le témoignage de ces 4 témoins fut-il rendu inutile. [Abbé Montfaucon de Villars, Le Comte de Gabalis (ou
Entretien sur les sciences secrètes, 1670)].
Références :
· [Vallée 1969].
· Agobard de Lyon
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Agobard (saint), né en Espagne ou en Septimanie en 778 et peut-être d'origine wisigothique, arrive en Gaule en 781 et vit à Narbonne. Il fait probablement partie de l'entourage de Benoit d'Aniane. Il se consacre aux études, à la religion et aux sciences, part à Lyon vers l'an 795 et est ordonné prêtre en 804, puis archevêque de la ville en 816, où il succède à l'évêque Leidrade. De 816 à 822, il s'engage pour l'unité dogmatique, politique, ecclésiologique, de l'Eglise, et essaie d'orienter, avec d'autres réformateurs, la politique impériale. A partir de 823, toutefois, à cause de l'influence croissante de l'impératirce Judith, il devient opposant. Il s'oppose au statut accordé au Juifs à Lyon, prend partie pour Lothaire contre Louis le Pieux. Cette prise de position lui vaut d'être disgrâcié en 835, lorsque Louis le Pieux monte sur le trône. Il part alors en exil en Italie, où il s'oppose aux réformes liturgiques d'Amalaire. Il retrouve toutefois son siège épiscopal en 837. Il meurt en 840 à Saintes.
Il est à l'origine de la suppression de la personnalité des lois en Burgondie, et écrivit notamment contre les épreuves de l'eau et du feu et contre la croyance aux sorciers. Il a laissé une œuvre importante et variée, dont l'une des premières éditions savantes est publiées en 1668 Etienne Baluze.
citation [modifier]
« Il est rapporté qu'Agobard, évêque de Lyon, réussit à sauver du bûcher trois hommes et une femme, descendus d'une nacelle aérienne, prétendant être de retour sur Terre après avoir été enlevés par des êtres célestes qui leur auraient montré des merveilles. »
— Le phénomène OVNI, rapport du Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux - CNES, p. 57
http://ovnibook.blog.20minutes.fr/archive/2007/10/10/ovni-et-extra-terrestre-à-lyon-en-l-an-840.html#c287429